Critique du livre « L’ordinateur,dernière Tour de Babel » de Jean Coulardeau, par Jean Pestre, architecte retraité, parue dans « Le citoyen » n°45, de novembre 2006, revue du Cercle Condorcet de la Haute-Loire.
« … peut entraîner la destruction de l’Humanité. Danger suprême et inconnu jusqu’à aujourd’hui. »
Ainsi, Jean COULARDEAU, analyse de façon large et objective les dérives humaines contemporaines engendrées par cet outil exceptionnellement puissant mais prodigieusement insidieux.
A Babylone, la Tour élevée par les descendants de Noé, faite de matériaux, lourds et volumineux car minéraux, s'élevant dans les cieux présentait, par sa majesté monumentale, l'orgueil démesuré de ses constructeurs
« La tour » (boîtier) posée sur le bureau contraste par sa modestie avec la prétention colossale de son homologue biblique. Son faible volume avec les composants électroniques qu’elle contient, bourrée de mémoires, de processeurs assurant la rapidité d’échanges partout sur la planète, en font un outil dépassant largement le bon sens et la sagesse, seuls éléments capables d’assurer l’épanouissement humain.
Cet outil a envahi nos logis. Voleur de consciences, il étend son NET (filet en français) pour mieux accaparer et asservir.
Au fil des pages, Jean COULARDEAU, qui à partir de brillantes études universitaires a choisi de vivre de la terre nourricière en devenant paysan, s’attache à donner un éclairage et un diagnostic de notre civilisation axée sur l’argent, le toujours plus et la croissance qui, comme à Babel, prépare la chute sévère et inexorable.
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