Auteur : Jean Coulardeau La Ribe - 43430 LES VASTRES
Editions La Galipote Rue du Commerce 63910 Vertaizon tél. 04 73 68 08 83
CALENDRIER DES CONFERENCES/EMISSIONS RADIO DE JEAN COULARDEAU
27 novembre 2009 Conférence: Jacques ELLUL, une pensée
agissante à 19h30 Salle Gabriel Crépet 42240 Unieux
28 avril 2007 Journée Dédicaces Librairie Les Volcans 80 bd F. Mitterrand 63000 Clermont-Ferrand : Jean Coulardeau dédicacera son livre "L'ordinateur dernière Tour de Babel ?" toute la journée. Venez nombreux faire sa connaissance !
11 mai 2007 à 18h30 conférence au Centre Pierre Cardinal au Puy en Velay sur le thème "Notre Maître l'ordinateur.
28 mai 2007 à 20h30 conférence "Notre Maître l'ordinateur" au Château Bignon, Bourbon l'Archambault (Allier)
27 juin 2007 à 18 h conférence à l'Espace thermal d'Aix les Bains sur le thème "Notre Maître l'ordinateur.
20 juillet 2007 Bibliothèque de Chambon sur Lignon Haute Loire
14 septembre 2007, à 18 heures présentation-débat, particulièrement sur le thème de l'erreur de l'écologie politique dominante actuelle, au Centre écologique de Vaugran, 30480 Saint Paul Lacoste, renseignements au 04 66 55 67 57
Samedi 10 novembre 2007, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h Jean Coulardeau dédicacera son livre "L'ordinateur dernière Tour de Babel" à la médiathèque de VERTAIZON (Puy de Dôme).
Jeudi 19 février 2009, à 13 heures, à l'Ecole de gestion et de commerce de Chambéry, conférence: L'addiction à la technique nous laisse-t-elle une
chance?
Préface de Dominique Ellul
"Cet essai n'est pas destiné à détruire l'ordinateur et la société qui le génère, mais se veut simplement une réflexion sur cet instrument, adressée à ceux qui tentent également de rester hors des murs de la Tour-prison."
"L'ordinateur n'ouvre pas les humains sur le vivant, mais les ferme dans une cité artificielle qui se croit toute puissante."
"Pourquoi s'en prendre plus particulièrement à l'ordinateur ? Parce qu'il est plus que toutes les autres tentatives réunies : plus unificateur et uniformisateur (...), plus universaliste (...), plus totalisateur enfin, car il a vocation à tout posséder, ) parvenir à la connaissance totale".
Jean Coulardeau*
Attention notez bien le prénom : Jean, il est essentiel pour éviter toute confusion.
Edtions "La Galipote" Disponible à la FNAC Prix 16 euros 196 pages
salut l'ami ! Bravo pour tout ce travail, j'en étais restée à cette première page et le temps de revenir, le blog s'est bien étoffé, tu vas y prendre goût attention hein ;-))
On a beaucoup aimé, sur grainvert, voir l'article en lien
Plutôt amusant de dénoncer les défauts (réels) des ordinateurs et de la société informatique sur internet.
Amitiés
Brice
Merci d'avoir écrit "tout haut" ce que tout le monde pense "tout bas".
Le système technicien ne permet pas de s'échapper. Tout ce qui est fait, même contre lui, le sert. Plus que l'ordinateur, c'est lui que je dénonce. Il lui faut l'ordinateur, mais supprimer la machine sans s'attaquer à lui ne servirait à rien.
Mon livre entretient, peu ou prou, le système technicien. Il participe de la croissance et n'existe dans sa forme que grâce à kui. Alors pourquoi ne pas faire une blog pour en parler ? Jean Ferrat ne dit-il pas : "Je twisterai les mots s'il fallait les twister ?"
La forme électronique est-elle plus agressive que la forme papier ? Je ne sais pas. Si j'en étais convaincu, j'arrêterais l'expérience. N'ayant pas d"ordinateur, c'est un beau-frère qui gère le blog.
Amitiés
voir ici
Jean, le site grainvert n'existant plus, je me permets de copier ici l'excellent billet que Christian avait fait sur ton ouvrage, tu comprendras que j'aie eu du mal à faire mon compte-rendu après ça...
L’ordinateur, dernière Tour de Babel
Première publication : 1er mars 2007
Mise en ligne : 17 janvier 2008
par sousmarinvert
Il n’y a pas de hasard !
Mi-Janvier 2007, je recevais un coup de fil d’un vieil ami, un homme que je tiens en très haute estime et qui m’annonçait l’envoi de son livre : un essai sur l’ordinateur, dernière Tour de Babel.
Jean Coulardeau espérait bien, et mon avis, et des articles de soutien sur le ouèbe, c’est bien naturel, vu nos bonnes relations et le peu de moyens de son éditeur, La Galipote...
Son appel me ramenait soudainement 6 ans en arrière... Jean fait partie de ces individus qui ne cèdent pas, ni aux pressions, ni aux peurs, encore moins devant un procès. Jean est l’un des fondateurs de la coordination contre l’éradication du varron. Une petite organisation de refuzniks, qui refusaient l’éradication obligatoire d’une mouche, dont la larve, le varron, ose trouer le cuir des vaches, d’où perte de revenu pour l’éleveur. Opération organisée essentiellement par des milices privées, la FNSEA, mais qui ne fut pas réellement combattue par la Conf... ni par les Verts lire : le dossier varron Cette divergence avec cette position de la Conf ne m’a jamais interdit, pour autant, de travailler avec cette organisation, tant à l’organisation du Forum Social du Tarn que lors des fauchages d’ogm, avant même la création des faucheurs volontaires sur le Larzac, et d’y compter de nombreux amis... Idem pour les Verts que j’ai quitté le soir du raffarinboum de 2005.
En 2001, j’ai rédigé un dossier : Vache Folle, Homme Fou ? pour la revue Biocontact (mensuel gratuit, lectorat : clients des boutiques bio), qui m’employait alors et me risquai à traiter de l’éradication du varron, dossier des plus sensibles, puisqu’il tendait à démontrer que « la maladie » de la vache folle allait continuer à se propager en sautant la fameuse barrière des espèces [ce qui est le cas... cf la tremblante du mouton, de la chèvre...], puisque le lobby « scientifric » en niait les causes réelles... Ainsi, même l’élevage bio n’était pas à l’abri, pendant que les consommateurs de lait bio achetaient un lait bio singulièrement agrémenté de résidus d’un produit extrêmement toxique, l’Invermectine, utilisé pour l’éradication de cette fameuse mouche. Lire : Mais quelle mouche les a piqué ?.
Jean fut, avec une poignée d’amis, l’un des rares à me soutenir lorsque je perdis soudainement mon boulot, le dossier à peine publié...
Mais revenons à son livre et à la mi-janvier : Très pris par le suivi quotidien de notre pétition nationale unisavecbove, pour la désignation de José Bové, je ne lui ait pas promis de le lire tout de suite. Pourtant, j’étais plus qu’intrigué par le sujet et la double coïncidence : Recevoir un essai critique sur l’ordinateur, au moment même où notre pétition électronique, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, influait sur la désignation collective d’un candidat à la présidentielle, José Bové (ex porte parole de la Conf) de la part d’un ami qui me rappelait que je n’étais pas toujours d’accord avec Bové...
Plutôt que de me lancer tête baissée dans cette opération, j’aurais sans doute dû lire et relire le livre de Jean... La lecture de son essai critique m’aurait sans doute rappelé à la raison et la prudence quant au sentiment de toute puissance que semble nous conférer l’ordinateur-araignée, et son prolongement gluant et parfois glauque qu’est Internet. Si le Ouèbe permet de joindre rapidement des foules d’individus, de faire passer de l’info "libre", il nous pousse à donner des réponses immédiates, sans recul, à des foules de problèmes posés, ce qui nous conduit souvent à prendre, dans l’urgence, de mauvaises décisions... susceptibles de détruire tout aussi vite le bel édifice, que l’on vient juste de bâtir.
Tout cela pour vous dire que je fus captivé par la lecture de l’essai de Jean, ayant enfin pris le temps de le lire et relire. Pour passer beaucoup de temps devant l’ordi, m’étant donné pour tâche de faire circuler de l’information « libre », je ne suis pas dupe de l’outil et ne peut qu’adhérer totalement au constat de la première partie. Ceci dit, on a beau se croire informés, cet essai permet de remettre les pendules à l’heure...
Concernant l’objet, le livre, sa présentation, c’est de la "belle ouvrage", un réel plaisir de tenir en mains un objet bien imprimé, dense et aéré à la fois, qui nous met à l’aise. De larges marges ont été aménagées, plus des notes bien placées qui nous évitent de tourner les pages. Je serais étonné que les grands éditeurs ne piquent pas l’idée. Les marges ont un autre avantage : il reste de la place pour nos notes, approbations, contestations éventuelles. Nous voilà dialoguant avec l’auteur, grâce à un livre interactif, qui s’attaque de front au mythe qu’Internet puisse être le seul média interactif !
La seconde partie portant sur des réflexions plus ésotériques, elle peut surprendre. Moi, j’adore... Avec beaucoup d’humour et de sagacité, Jean Coulardeau, anar exaspéré par les « rappels à l’ordre » d’une société informatisée, automatisée et liberticide qui vire à ce que je définis comme le « technofascime », nous explique calmement que ce modèle de « développement » non seulement va vers sa chute, mais nourrit comme ultime projet, de nous y entrainer tous...
Le livre refermé, une conclusion s’impose à moi. Lénine avait tord avec sa célèbre boutade :
"le capitalisme nous vendra même la corde avec laquelle nous allons le pendre".
De fait, le capitalisme est en train de nous vendre la corde avec laquelle il veut que nous nous pendions...
Bref, à lire d’urgence ! Mais bon, c’est vous qui voyez...
Sousmarinvert
Adieu l'ami...