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Auteur : Jean Coulardeau  La Ribe - 43430 LES VASTRES

Editions La Galipote Rue du Commerce 63910 Vertaizon tél. 04 73 68 08 83

Conférences

CALENDRIER DES CONFERENCES/EMISSIONS RADIO DE JEAN COULARDEAU

 

27 novembre 2009 Conférence: Jacques ELLUL, une pensée agissante à 19h30 Salle Gabriel Crépet 42240 Unieux

 

28 avril 2007 Journée Dédicaces Librairie Les Volcans 80 bd F. Mitterrand 63000 Clermont-Ferrand : Jean Coulardeau dédicacera son livre "L'ordinateur dernière Tour de Babel ?" toute la journée. Venez nombreux faire sa connaissance !

 11 mai 2007 à 18h30 conférence au Centre Pierre Cardinal au Puy en Velay sur le thème "Notre Maître l'ordinateur.

 28 mai 2007 à 20h30 conférence "Notre Maître l'ordinateur" au Château Bignon, Bourbon l'Archambault (Allier)

27 juin 2007 à 18 h conférence à l'Espace thermal d'Aix les Bains sur le thème "Notre Maître l'ordinateur.

20 juillet 2007 Bibliothèque de Chambon sur Lignon Haute Loire

14 septembre 2007, à 18 heures présentation-débat, particulièrement sur le thème de l'erreur de l'écologie politique dominante actuelle, au Centre écologique de Vaugran, 30480 Saint Paul Lacoste, renseignements au 04 66 55 67 57

Samedi 10 novembre 2007, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h Jean Coulardeau dédicacera son livre "L'ordinateur dernière Tour de Babel" à la médiathèque de VERTAIZON (Puy de Dôme).

Jeudi 19 février 2009, à 13 heures, à l'Ecole de gestion et de commerce de Chambéry, conférence: L'addiction à la technique nous laisse-t-elle une chance?

 

 

Vendredi 9 octobre 2009
          "L'université pour tous" de Saint-Etienne organise une conférence le 27 novembre 2009 à 19 heures 30, salle Gabriel Crépet, 42240 Unieux  sur  "Jacques Ellul, une pensée agissante".

           Lorsqu'on évoque Jacques Ellul on pense immédiatement à ses recherches sociologiques sur le système technicien et à ses travaux théologiques. Peu de personnes connaissent ses actions, ses engagements sur le terrain. Pourtant il n'aurait jamais pu penser quelque chose sans le faire. Il n'a jamais laissé se débrouiller seul quelqu'un qui agissait dans une direction qu'il approuvait.

            Ayant eu la chance de le rencontrer et de "collaborer" 32 ans avec lui sur pas mal d'actions contre l'Autorité, je voudrais évoquer cet aspect du personnage. D'une part parce que cela mérite d'être connu, d'autre part en remerciement de ce qu'il m'a permis d'être.

            Homme surprenant et tellement attachant, fuyant les honneurs et toute forme de pouvoir, Jacques Ellul rayonnait, s'attirant bien des animosités au milieu d'amitiés sincères et indéfectibles.

            Par notre dialogue, nous ferons revivre cet homme, pour tenter de le comprendre.


                                                                                                                                Jean Coulardeau    
Par Jean Coulardeau - Publié dans : Conférences
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Samedi 10 janvier 2009
Conférence le 19 février 2009, Ecole de gestion et de commerce

de Chambéry, à 13 heures


Présentation des organisateurs

          Cet ouvrage socio-philosophique reflète les pensées de l'auteur sur la société technicienne. Commencé il y a une vingtaine d'années environ, il présente ses convictions profondes à travers toutes les expériences vécues que Jean Coulardeau aimerait partager avec nous aujourd'hui.

Présentation par l'auteur

          Nous nous interrogerons d'abord sur l'essence de la technique et du système technicien qui modèlent notre monde que ce soit par l'électricité, les OGM, les déchets nucléaires.

             Croire que l'on peut choisir l'utilisation d'une technique est illusoire et nous anesthésie. Le système exclut le tri, il impose la concentration.

         En cas de panne, l'addiction dans laquelle il nous enferme, cette maladie qu'il nous a donnée, peut nous conduire à la mort, comme le manque de "came" condamne le "toxico".

          L'ordinateur devient alors une Tour de Babel, sûrement l'ultime que l'homme aura construite, le moyen de se rendre au moins égal à Dieu. Censé nous servir il précipitera notre chute si nous le laissons faire.

         Nous prendrons conscience que tout un courant de pensée, de plus en plus important, considère la crise comme certaine. D'où la question: peut-on l'éviter?

            Par "la crise" il ne faut pas entendre les péripéties actuelles, mais l'effondrement des fondations artificielles sur lesquelles notre monde est érigé.
          
Par Jean Coulardeau
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Samedi 16 février 2008
16 avril 2008 à 18 heures : Jean Coulardeau présentera son livre "L'ordinateur, dernière Tour de Babel"  lors d'une conférence qui se tiendra  à la librairie "Scrupule", 24 rue du Faubourd de Fignerolles à Montpellier.
La présentation sera suivie d'un débat sur le thème "L'addiction à la technique nous laisse-t-elle une chance ?"

Pour tout renseignement, adressez vous directement ou par téléphone à la librairie Scrupule  l'après midi seulement (téléphone : 04 67 92 24 18).
Par Jean Coulardeau
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Dimanche 21 octobre 2007

Réponse de Dominique Ellul au courrier de M. Canat

Le 5/10/07

Chers amis de La Décroissance,
 

            Je découvre votre journal que je ne connaissais pas — quelle lacune ! — avec jubilation grâce à votre ami Jean Coulardeau durement attaqué dans vos lignes au sujet de son livre “L'ordinateur, dernière Tour de Babel”, par un certain Monsieur Canat qui visiblement a un problème avec sa libido.
 

            Voici ma réponse à ce Monsieur et à votre journal par la même occasion: Le combat écologique peut-il s’encombrer d’un débat sur l’homosexualité et un journal tel que La Décroissance n’a-t-il pas à gagner en crédibilité en gardant la neutralité sur un tel sujet. Le thème de l’homosexualité dont M Canat fait tout un plat ne reflète évidemment pas le contenu du livre et alors que Jean Coulardeau parle d’un effet de mode, Monsieur Canat en fait un affront personnel. Je dirais : c'est son problème et votre journal qui remercie ce Monsieur pour sa vigilance risque de se retrouver bientôt sur le divan du psychanalyste, ce serait bien dommage !
 

            Quant au style de Jean Coulardeau que M. Canat attaque sans retenue c’est précisément d’après moi l’un des points forts du livre. J’en déduis que nous n’avons pas dû suivre les mêmes cours de littérature. Il est vrai qu’ayant enseigné cette matière à une époque où M Canat devait commencer à faire des pâtés de sable, nous n’avons pas dû puiser aux mêmes sources !

Enfin, puisque Monsieur vous vous permettez de me juger si sévèrement, genre “petite écervelée qui s’esbaudit pour moins que rien” je vous répondrais qu’il vaut mieux être dithyrambique pour de bonnes raisons que calomniateur pour de mauvaises. Le tableau que vous dressez de Jean Coulardeau est tout simplement ridicule.

Bien à vous

Dominique Ellul

P.S.: Pour mon intronisation dans le “club”, cela me ferait évidemment plaisir que vous passiez mon message au courrier des lecteurs. Merci
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Jeudi 4 octobre 2007

Le débat arrive!

 

Voici ce qu'on peut lire dans le courrier des lecteurs du journal La Décroissance de

septembre 2007, n°42 :

 

Un faux-ami en conférence

 

 

Dans votre dernier numéro, vous faites une annonce pour une conférence de Jean Coulardeau le 20 juillet à la bibliothèque municipale du Chambon-sur-Lignon. Je vous fais part de mon étonnement devant cette publicité pour un intervenant dont les idées développées dans son ouvrage intitulé « L’ordinateur, dernière Tour de Babel sont pour le moins sujettes à caution.

Certes, l’auteur a pour lui ses liens passés avec Louis Lecoin et Jacques Ellul Il a de plus une allure à la Lanza del Vasto, ce qui le rend sympathique Mais comme le notait déjà votre journal dans un numéro précédent, les idées de vie simple et de décroissance peuvent accompagner ou couvrir une idéologie plus contestable Que trouve-t-on dans l’ouvrage cité ?

- Peu de choses réellement en lien avec un titre pourtant prometteur pour quiconque cherche à réfléchir sur nos modes de vie : pas d’arguments mais des points de vue personnels assez mal écrits ;

- Principalement un ensemble très nombriliste du style «ma vie mon oeuvre» avec un petit côté Juppé «droit dans mes bottes». Ce n’est pas très grave me direz-vous, on a le droit d’écrire médiocrement et d’être égocentrique.

Mais on trouve aussi :

- La dénonciation d’une «vague homosexuelle» (sic),

- Un propos sur le refus de l’autre, refus considéré comme un point partagé par les homosexuels et les racistes.

- L’affirmation que les malades du Sida seraient victimes de leurs errements sexuels et donc responsables de ce qui leur arrive ;

D’autres exemples d’une pensée morale construite sur le rejet sont disséminés dans ce bouquin. Ces pages très contestables jettent une lumière douteuse sur l’ensemble des propos de l’auteur (et de la fille d’Ellul qui en fait un éloge dithyrambique et sans recul dans sa préface).

J’imagine qu’il n’est pas toujours facile de vérifier les annonces de conférences.

Merci pour votre journal, un des rares espaces de débat non conformiste sur notre société.

 

Bernard Canat, Maleval (Ardèche)

 

La Décroissance : Merci à notre lecteur pour sa salutaire vigilance.

 

 

 

Réponse de Jean Coulardeau

 

Encore une fois le vieil adage “nul n’est prophète en son pays” se vérifie, puisque c’est un voisin au sens strict du mot qui m’adresse, par journal interposé, cette sévère critique et qui demande que je sois banni de La Décroissance, car je serais un faux-ami. Voeu agréé par la Direction qui supprima, sans procès, de son agenda l’annonce de mon intervention le 14 septembre au Centre écologique de Vaugran (Gard). Version écologique de la lettre de cachet chère au Roi Soleil.

 

Heureusement qu’il s’agit d’un “des rares espaces de débat non conformiste”, sinon quelle aurait été la sanction?! J’avais remarqué le numéro de février 2006 où ce journal créateur de débats qualifiait de faux-amis tous ceux qui différaient de la doctrine posée dans les premiers numéros, malgré leur militantisme pour le concept de décroissance. Etant de ceux-là, ne serait-ce que par mon attachement à l’homéopathie uniciste, j’ai écrit en son temps au journal pour m’étonner et n’ai pas renouvelé mon abonnement. Sans regrets puisque je n’ai jamais reçu de réponse.

 

Ceux qui voudront bien lire ce que j’ai écrit se rendront compte que je ne dis pas ce que Bemard Canat sous-entend, même si je m exprime mal. Mais je n’entre pas dans la pensée unique de l’adulation de l’homosexualité. Je ne suis pas un suiveur de mode. J’ouvre un débat, même maladroitement. Monsieur Canat le referme. Dommage!

 

La lettre publiée par La Décroissance et cette réponse figureront en bonne place dans le blog que gère un parent sur mon livre (tourdebabel.over-blog org) J’ai voulu susciter le

débat, je ne vais pas le refermer à la première critique

 

            J’envoie ce document à :

-          Dom inique Ellul pour qu elle puisse réagir si elle le désire,

-          La Décroissance, sans exiger de droit de réponse comme je le pourrais, laissant libre la Direction du journal de la publier,

-          Bemard Canat lui-même;

-          Ceux qui se trouveront mêlés à cette affaire

 

            Le débat ne fait que commencer.

 

            A vous lire

 

 

Jean Coulardeau

Par Jean Coulardeau - Publié dans : tourdebabel
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Jeudi 2 août 2007

 

Préface de Dominique Ellul

"Cet essai n'est pas destiné à détruire l'ordinateur et la société qui le génère, mais se veut simplement une réflexion sur cet instrument, adressée à ceux qui tentent  également de rester hors des murs de la Tour-prison."

"L'ordinateur n'ouvre pas les humains sur le vivant, mais les ferme dans une cité artificielle qui se croit toute puissante."

"Pourquoi s'en prendre plus particulièrement à l'ordinateur ? Parce qu'il est plus que toutes les autres tentatives réunies : plus unificateur et uniformisateur (...), plus universaliste (...), plus totalisateur enfin, car il a vocation à tout posséder, ) parvenir à la connaissance totale".

Jean Coulardeau*

Attention notez bien le prénom : Jean, il est essentiel pour éviter toute confusion.

Edtions "La Galipote"                        Disponible à la FNAC             Prix 16 euros       196 pages

Par Louis - Publié dans : tourdebabel
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Mercredi 1 août 2007

Auteur de "L'ordinateur dernière Tour de Babel",

Jean Coulardeau a animé une conférence autour de la présentation de son ouvrage     

 

  Philosophe? Prophète? Libre-penseur? Révolutionnaire? Poète? Jean Coulardeau est peut-être un peu tout cela. Insaisissable et complexe, il n'en est que plus stupéfiant lorsqu'il s'agit de mettre le doigt sur les maux dont souffre la Planète.

       Avec force démonstrations, ce dénonciateur acharné de "la dictature scientifique" menaçant les espèces vivantes a dévoilé vendredi, lors d'une conférence à la Bibliothèque, sa vision du devenir de l'humanité. Et celle-ci est particulièrement sombre. A moins que les individus, à la base, ne se fédèrent, entrent en résistance et apprennent, à nouveau, à vivre avec la nature et non à l'amoindrir pour servir le progrès et les lois de l'économie.

L'ordinateur, symbole d'un système perfide

       Le livre de Jean Coulardeau, "L'ordinateur, dernière Tour de Babel" est le fruit d'une réflexion de vingt années, d'un long travail spirituel un temps mené en compagnie du regretté Jacques Ellul. Ce sociologue protestant trop tôt disparu et auquel il s'était lié d'amitié a profondément influencé son mode de raisonnement. "Je n'ai rien contre l'ordinateur lui-même; mais je n'aime pas la société qui l'a conçu", objecte l'auteur.

       "L'informatique résulte des grandes caractéristiques de notre société sélective, répressive, hiérarchique et liberticide. L'ordinateur contribue lui-même à conforter ces vices puisqu'il enferme chacun de nous dans une norme, un modèle préétabli imposant ses propres orientations aux hommes". Parce qu'il fut naguère universitaire - il enseigna l'économie et les mathématiques - Jean Coulardeau s'avoue sans illusion sur le conditionnement de l'être et les contrevérités qui lui sont inculquées. Son oeuvre écrite est là pour tirer la sonnette d'alarme, même s'il est peut-être déjà trop tard.

       Pourfendeur du tout sécuritaire, de l'économie de marché régnant en Occident et même des solutions écologiques trop fades qui, selon lui, confirment l'ordre établi plus qu'elles ne le corrigent, il connaît la difficulté de mener à bien son combat.

       Mais celles et ceux qui ont daigné lui accorder quelques minutes d'attention vendredi, malgré ce Monde obsédé par la vitesse et le rendement, auront découvert avec lui qu'entre l'acceptation du système et le retour au chaos, une troisième voix était certainement à portée de l'Homme.

 

              Article paru dans La Tribune-Le Progrès du dimanche 22 juillet 2007, page 10

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Mardi 31 juillet 2007

Propos introductifs au Café philo de Montpellier

 

  Merci d'être venus, alors que vous ne me connaissez pas. A vrai dire le risque est pour moi, sans parler de la réputation de celui qui a intercédé pour que je sois invité ! Ne me serais-je pas fourré dans la gueule du loup ?

   Basta! Comme on dit dans les régions de vignoble : le vin une fois tiré il faut le boire.

   Alors buvons ensemble!

    Pour commencer je vous propose, en apéritif, ce qui constitue l'originalité de l'école de pensée à laquelle je me suis naturellement rallié.

   Pour les pionniers : Ellul et Charbonneau, et beaucoup d'autres que je connais moins, les conséquences de l'existence d'un outil ne dépendent pas de l'usage que l'on en fait. Elles appartiennent à l'outil.

    Plus l'outil fait appel de la technique élaborée, plus il échappe au contrôle humain.

   Plus il façonne la société qui l'utilise. Ce qu'Ellul appelle le système technicien.

- Je peux dire que je ne tuerai pas mon voisin avec un marteau.

- Je ne peux jamais dire que je ne tuerai pas quelqu'un avec ma voiture !

- Je peux laisser l'ordinateur chez le marchand, la société n'en sera pas moins formatée à son image !

  Quelles que soient les sécurités mises en place, un jour ou l'autre un avion tombera. Plus les sécurités sont importantes plus nous nous croyons invulnérables et plus nous prenons des risques qui auront des conséquences dramatiques, un jour. Comme cet homme qui se tapant sur la tête avec un marteau, mettrait un coussin de plus en plus épais au lieu de s'arrêter. A un moment donné il finira par s'écraser.

   Il n'y a pas d'autres choix que de renoncer à l'outil ou d'accepter tous les aspects de son existence. Si vous voulez qu'une ambulance vous conduise rapidement à l'hôpital, vous devez accepter la circulation automobile qui permet son existence, donc le prix à payer de votre prise en charge : plus de 5.000 morts par an sans compter les blessés et tout le reste, destruction des ressources pétrolières, pollution, etc...

   Toute tentative de solution au problème posé par l'existence d'une technique, fait apparaître un problème plus grave à régler demain. La consommation d'énergies fossiles produit des gaz à effet de serre. Qu'à cela ne tienne, l'énergie nucléaire n'en produit pas, seulement des déchets pour des milliers d'années, voire des millions.

   Toute proposition écologique qui reste dans l'esprit technicien ne sert à rien. Au contraire! elle donne bonne conscience, elle endort!

 

     L'ordinateur se présente comme l'achèvement de l'illusion technicienne :

 - Illusion de liberté, alors qu'il ne peut exister que dans une société liberticide et qu'il n'est pas accessible à tout le monde sur terre. Que se passera-t-il lorsque les habitants du tiers-monde comprendront, enfin!, qu'ils courent derrière un mirage?

 - Illusion de survie : alors qu'il nous conduit à la mort, ne serait-ce que par les bombes atomiques qu'il a permises et qu'il fera exploser.

 - Illusion de puissance : les encyclopédies prétendaient réunir le savoir, mais leur multiplication montrait bien que le savoir ne s'unifie pas. Tandis que l'ordinateur donne cette illusion, nous laisse croire que nous allons y parvenir. Et quand bien même parviendrions-nous au savoir matériel intégral, nous serions loin de la connaissance du vivant, de sa compréhension, de son amour.

   Quand nous aimons quelqu'un, nous ne nous contentons pas de sa description biologique, aussi complète soit-elle. Nous en voulons plus et cela n'entre dans aucun ordinateur.

- Pouvons-nous faire une société d'amour avec un ordinateur?

 

- Pouvons-nous faire une société d'amour, dans une société où l'organisation est réglée par un ordinateur?

- Non, bien entendu! Car l'amour n'entre pas dans les programmes, ne se programme pas.

    Il serait temps de nous réveiller et de comprendre que la technique nous conduit à notre perte. Au lieu de faire tout ce qui est techniquement possible et qui uniformise le monde, retrouvons des valeurs éthiques, retrouvons la diversité culturelle.

   Revenir en arrière ne serait pas une régression, car nous l'aurions voulu, choisi, décidé. 

 

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Lundi 30 juillet 2007

                                     Analyse faite par le journal Réforme

 

 

 

         A la page 11 titrée Repères, l'hebdomadaire Réforme met en exergue la pensée suivante:

 

 

 

         C'est parce que nous avons à compter avec et sur la grâce de Dieu que nous avons à tenter de maîtriser le phénomène technique, à rester circonspect dans son usage, à discerner le juste et l'injuste, l'humain et l'inhumain, la révolte et la raison dans cet ensemble.

                                                Jacques Ellul

 

 

 

         Sous le titre: Florilège écologique, suivent quatre critiques de livres dont:

L'ordinateur, dernière Tour de Babel:

 

 

 

         « Un ami, anarchiste ou bien proche », disait de Coulardeau retournant à la terre son maître, Jacques Ellul. « Ellul ne m'a pas donné un poisson quand j'avais besoin de liberté... il m'a donné une canne à pêche. » Et voilà comment le pêcheur a repêché l'ordinateur dans les eaux boueuses et souterraines de Babel. Car cet engin moderne est pour l'auteur la cause et l'effet du double phénomène contemporain de la mondialisation et de la règlementation, de la « technique, enjeu du siècle ». L'ordinateur conjugue le savoir et le pouvoir en une puissance aveugle et autodestructrice de notre conscience humaine. D'où la révolte militante contre les OGM, les vaccins, le « télécon », la croissance économique et tous les maux militaires ou nucléaires que notre « agriculteur hors-norme » fustige en cette nouvelle tour de Babel: « Elle nargue Dieu en faisant un bras d'honneur au Paradis perdu. » (p.163).

 

 

 

         Même si on regrettera ici où là comme un procès d'intention à l'endroit de la médecine, des médecins, qui cherchent aussi à soigner - ou même une éthique du soupçon vis-à-vis de toute forme de progrès -, la plume acérée de Coulardeau s'inscrit dans une longue tradition de sagesse lucide des prophètes, ou des tragédies grecques du destin contre la fatalité.

 

 

 

                                                Michel Leplay

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Dimanche 29 juillet 2007

                                        Analyse faite par la revue Silence

 

 

 

Préfacé par Dominique Ellul, la fille de Jacques Ellul, cet ouvrage est le fruit d'une longue réflexion sur l'introduction de l'ordinateur dans notre vie. Comme la Tour de Babel, l'ordinateur pourrait devenir non pas le moyen de communication tant vanté, mais le moyen de notre enfermement, de notre isolement et donc précipiter dans l'abîme tout ce qui fait notre civilisation. L'auteur, Jean Coulardeau, ancien objecteur de conscience emprisonné‚ au début des années 60, s'est intéressé très tôt au détournement des idées, des organisations, des projets, à la récupération par le système, par le politique. Il nous interroge donc ici sur ce que représente l'usage d'un outil un peu particulier : ne va-t-il pas comme de nombreuses autres constructions humaines servir au contraire de ce pourquoi il est conçu? "Les cybernautes forment une population qui tend à se rassembler. L'ordinateur n'ouvre pas les humains sur le vivant, mais les ferme dans une cité artificielle qui se croit toute puissante" [p.23]. En tant que militant anarchiste, il préfère celui qui se place en opposant libre plutôt que ceux qui suivent des appels qui cherchent à réunir autour d'un débat informatique. Reprenant les idées de Jacques Ellul sur les méfaits de la technique, il l'applique au cas des ordinateurs. Ainsi, il fait un rapprochement entre la course à la puissance avec la course au pouvoir dans la société, avec la montée de la violence : plus la puissance de l'outil augmente et plus elle crée une séparation entre ceux qui l'ont et ceux qui n'y ont pas accès. L'ordinateur, comme les autres techniques, est un facteur d'inégalité. Alors que certains outils facilitent l'autonomie de l'individu, essayez donc d'autoconstruire votre ordinateur : l'ordinateur offre donc une liberté fortement surveillée ! Si l'ordinateur peut vous donner une impression de grande liberté en allant télé-travailler à la campagne, c'est le même ordinateur qui déclenchera demain le lancement d'un missile nucléaire : l'ordinateur est comme beaucoup d'autres techniques, un outil à la fois civil et militaire. Jean Coulardeau pose une cruelle question : si l'ordinateur n'existait pas, il nous amènerait sans doute à vivre autrement, mais limiterait considérablement la puissance de ceux qui sont susceptibles de (finir de) détruire le monde (les premiers ordinateurs ont permis la mise au point de la première bombe atomique). Si les réflexions sont fort pertinentes, on s'étonnera qu'un anarchiste s'appuie sur la Bible (d'où vient l'image de la Tour de Babel) pour expliquer la source de ses critiques et fait de larges digressions dans le domaine de la religion.

La conclusion de l'ouvrage laisse également sur sa faim: "Je ne vois pas d'issue dans le chemin suivi actuellement par notre société. Nous ne pouvons pas continuer à distribuer 80% des richesses à 20% de la population. L'ordinateur nous donne l'illusion que nous sommes invincibles. Il endort notre vigilance et nous empêche de voir le gouffre vers lequel nous nous précipitons" [p.173]. Même si cela se termine par une chanson de Brel "Quand on n'a que l'amour...". On regrettera qu'un chapitre au moins n'explore pas des pistes pour éviter la chute.

MB.

 

 

 

Ce commentaire paru de mars 2007 est d'autant plus agréable à lire que j'ai  copieusement engueulé son auteur à propos de l'éradication du varron que la revue n'a pas dénoncé comme elle aurait dû, c'est le moins qu'on puisse dire. Dans les jours qui viennent je compte rendre publique une sévère mise en cause du contenu de mon livre, écrite en réaction à ce commentaire "élogieux", pour amorcer encore plus le débat que je voudrais susciter. Pour répondre au reproche de Michel Bernard de ne pas fournir de pistes d'évitement de la chute, je me contenterai de dire que je ne veux pas fournir de recettes qui nous conduiraient tôt ou tard au même ordinateur, mais plutôt une invitation à tourner le dos au chemin  tout tracé, pour aller explorer des voies nouvelles dont personne ne sait précisément où elles mènent.   Jean C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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